MANKELL, Henning/ Daisy sister’s

Seuil, 2015
trad. par Agneta Ségol, Marianne Ségol-Samoy

Été 1941, en Suède. Deux amies, Elna et Vivi, dix-sept ans, de condition modeste, s’offrent une escapade à bicyclette à travers la Suède en longeant la frontière de la Norvège occupée par les nazis. L’aventure, d’abord idyllique, l’été de toutes les joies, de tous les espoirs ?, est de courte durée : Elna, violée, revient chez elle enceinte d’une petite fille qu’elle appellera Eivor.

1960. Eivor, dix-huit ans, en révolte contre sa mère, veut devenir une femme libre. Elle s’enfuit du village avec un jeune délinquant. Que lui réserve l’avenir ? Réalisera-t-elle son rêve d’indépendance et de liberté, et à quel prix ?

Premier roman de Henning Mankell, mais quel livre ! C’est un livre sociétal et féministe. À travers ses héroïnes c’est la condition des femmes qu’il décrit : les rêves qui se confrontent durement à la réalité, les compromis nécessaires, la lutte des femmes et leur place dans la société. Roman magistral ! Un de mes coups de coeur de l'année 2015.

MAUPASSANT, Guy de / Contes et nouvelles 1875-1890 – Romans : Une vie – Bel Ami.-

Robert Laffont, (Bouquins), 1988
2 volumes

On ne présente plus Maupassant, il demeure en particulier le plus marquant des auteurs de nouvelles de la littérature française. En voici trois que j’aime particulièrement :

- Partie de campagne in La Maison Tellier (1881)

Monsieur Dufour et Madame ainsi qu’Henriette leur fille ont projeté depuis de longs mois cette journée à la campagne. Une fois arrivé à l’auberge, la famille déjeune. Mme Dufour et Henriette font la connaissance de jeunes hommes qui proposent une promenade en canot, M. Dufour préfère la sieste. La description de la nature est en corrélation avec l’action des personnages. Les thèmes abordés ici par Maupassant sont l’amour bien sûr, mais aussi l’éveil des sens, la séduction et la frivolité de la femme (ici Mme Dufour) et enfin la déception amoureuse. Jean Renoir adaptera cette nouvelle et en fera un moyen-métrage très réussi et fidèle au texte et toute en résonance à l'oeuvre de son père, Auguste Renoir.

-  La Rempailleuse in Contes de la bécasse (1882)

Comme souvent dans les nouvelles de Maupassant, un narrateur va raconter l’histoire au cours d’un dîner, d’une soirée entre bourgeois. Dans cette nouvelle c’est un médecin qui a recueilli les dernières volontés et le dernier souffle de la vieille rempailleuse du village. Il raconte l’amour absolu de la rempailleuse envers le fils du pharmacien et devenu adulte, pharmacien lui-même. Cet amour débuta lorsqu’elle avait onze ans et prit fin à sa mort sans être aimée en retour. En cinq pages, Maupassant nous raconte avec le talent qu’on lui connaît l’histoire d’un amour inextinguible et malheureux.

-  La Parure in Contes de la bécasse (1884)

Mathilde, jeune femme, mariée à un petit employé du ministère de l’instruction publique souffre de sa condition. Elle se sentait faite pour des délicatesses et des soupers fins. Or, un soir, son mari rentre et lui tend une invitation du Ministère pensant lui faire plaisir. Tant s’en faut, la voilà qui se met à pleurer prétextant qu’elle ne peut aller à cette soirée n’ayant pas d’effets à se mettre. Pour lui être agréable son mari lui demande combien il lui faudrait pour acheter une toilette. Malgré la toilette achetée, elle semble toujours aussi triste. Son mari s’enquiert de sa tristesse « Cela m’ennuie de n’avoir pas un bijou, une pierre […] ». Son mari lui suggère alors d’aller trouver son amie, Mme Forestier, qui lui prêtera un bijou […] « tu es bien assez liée avec elle pour faire cela ». L’art de la nouvelle se trouve dans la chute… Alors je n’en dirais pas plus. Une édition destinée à la jeunesse est parue chez Casterman, 1994(les authentiques), avec des très belles illustrations de Gary Kelley. À partir de 10 ans.

MCCARTHY, Cormac/ La Route

Ed. de l’Olivier, 2008 trad. de l’anglais (Etats-Unis) par François Hirsch

La fin d’un monde a eu lieu, un autre monde est apparu : celui de la dévastation, de la désolation, de la peur… Villes, paysages, forêts rayés de la carte car carbonisés. Que s’est-il passé ? Nous n’en saurons rien mais l’Apocalypse a bien eu lieu. Un homme et son fils (celui-ci n’a connu d’autre monde que ce monde dévasté et violent) tentent de rejoindre le sud, la mer, car l’homme pense « Il n’y aurait pas moyen de survivre un autre hiver par ici ». L’homme et son enfant marchent sur cette route, bravant le vent de cendres, le froid, la neige. Ils poussent un caddie où sont empilés vivres, outils, vêtements arrachés aux ruines des villes anéanties. L’homme ne se sépare jamais du revolver passé dans sa ceinture, sans cesse aux aguets des pillards et des agresseurs. McCarthy est hanté par le thème du bien et du mal, de la violence faite aux hommes par d’autres hommes. L’écriture d’un style épuré nous conte cette odyssée effroyable et poignante d’un père et son fils dans un monde au plus rien ne peut être reconstruit. Les dernières lignes lues, cette histoire nous hante et une question se pose « Et si c’était notre monde demain ? ».

L’obscurité du dehors

Seuil, 2008 (Points) trad. de l’américain
par François Hirsch
et Patricia Schaeffer

 Un frère et une sœur vivent dans une cabane misérable au cœur des Appalaches. De leur relation incestueuse naît un enfant que le père s’empresse d’abandonner dans la forêt. Une histoire sombre, très sombre, terrifiante. McCarthy poursuit son écriture sur son thème récurrent : le Bien et le Mal. C’est la misère du Sud et la violence qu’elle engendre que nous conte McCarthy.

 

MCEWAN, Ian/ Samedi

Gallimard, 2006
(Du monde entier)
trad. de l’anglais par France Camus-Pichon

 

Pour Henry Perowne – neurochirurgien réputé, mari heureux, père comblé d’un musicien de blues et d’une poétesse – ce devait être un samedi comme les autres - Et pourtant… Un banal accrochage, et voilà la violence qui surgit dans son existence protégée. Tout en faisant diaboliquement monter le suspense, McEwan entrelace événements planétaires et privés avec une telle virtuosité que cet étrange samedi devient la métaphore de toute une vie, de toutes nos vies fragiles d’Occidentaux pris dans la tourmente de ce début de siècle.

MCEWAN, Ian/ Sur la plage de Chesil

Gallimard, 2008
trad. de l'anglais par France Camus-Pichon

 Le soir de leur mariage, Edward et Florence se retrouvent enfin seuls dans une vieille auberge pour passer leur lune de miel. Nous sommes dans les années soixante et la révolution sexuelle n’est pas encore passée ! Les inhibitions ont la vie dure et parler de ses problèmes sexuels s’avère impossible. Nous assisterons donc au naufrage du couple au cours de cette nuit qui devient une épreuve de vérité pour chacun. Il fallait le talent de l’écrivain qu’est McEwan pour écrire ce roman dérangeant où l’alternance des protagonistes fait entendre sa « vérité ».

 

 

 

MELVILLE, Herman/ Le marchand de paratonnerres [suivi de] La Véranda

La Nerthe, 2012
trad. de l’anglais (américain) par
Guy Chain

 Deux nouvelles d’Herman Melville (1819-1891) qui ont en commun un personnage principal, à savoir un homme solitaire vivant retiré du monde. La première nouvelle Le Marchand de paratonnerres est assez cocasse. En effet, un soir d’orage violent, notre homme solitaire est dérangé par un marchand de paratonnerres qui espère bien vendre un de ces fameux paratonnerres qui le protégera de la foudre. Mais notre homme est coriace et le voici qui va démonter petit à petit toutes les manigances du vendeur et critique sa démarche de vente fondée sur la peur. Jouer avec les peurs humaines est toujours d’actualité ! La deuxième nouvelle nous parle d’une véranda. Le propriétaire d’une maison isolée se met en tête de construire une véranda dans le but de bénéficier d’une belle vue en toute saison. C’est lors d’une contemplation du paysage qu’il aperçoit sur une colline opposée une maison isolée où il pressent que cette maison est habitée par le bonheur. Cela devient une obsession, et finalement il se met en route en quête de la maison des fées comme il l’appelle… Cette nouvelle pourrait être un conte à portée universelle… Deux très beaux textes.

 

MISHIMA, Yukio/ Le marin rejeté par la mer

Gallimard, 1992 (Folio) trad. du japonais
par Gaston Renondeau
1ère éd. 1968

Noboru, garçon de treize ans, surprend les amours de sa mère, jeune veuve qui dirige une boutique de confection élégante à Yokohama, avec un officier de marine marchande, Ryûji. Noboru fait partie d'une bande de garçons de son âge qui se veulent des «durs». D'abord admirateur, ainsi que toute la bande, de ce marin qui va être son beau-père, Noboru, sous l'influence du chef de bande, ne tarde pas à découvrir que celui dont il faisait un héros n'est qu'un brave homme, affectueux et honnête, type exécré du père de famille traditionnel.

Selon les recettes éprouvées de la psychologie militaire adulte, le chef des enfants, pour endurcir leur cœur, les fait procéder sur un chat à la répétition du sacrifice humain qu'ils ont décidé d'accomplir. Ryûji subira le sort du chat. Mais comment avoir raison du colosse qu'il est à leurs yeux? Les rôles sont distribués, les préparatifs soigneusement agencés. Ils parviendront à l'endormir, lui faisant absorber un thé drogué.

Par cette atroce et admirable histoire, Mishima met ainsi en évidence ce que la sauvagerie spontanée des adolescents doit à l'idéalisation de la force et du sacrifice de soi.

MIRON, Vicki/ Dewey

Editions Jean-Claude Gawsewitch, 2008
trad. de l’anglais (américain) par Bérangère Viennot

 

Par un matin d’hiver, la bibliothécaire découvre dans la « boîte à livres » un chaton plus mort que vif. À partir de ce moment, entre la bibliothécaire et le chat roux prénommé Dewey (du nom de l’inventeur de la classification du même nom) commence une longue histoire d’amour réciproque qui va durer dix-neuf ans ! Ce chat fera (presque) l’unanimité des lecteurs et bientôt il aura une renommée internationale ! Récit rocambolesque, parfois touchant, voici l’histoire de Dewey, le chat de la bibliothèque de la petite ville de Spencer, Iowa, Etats-Unis.

 

MITFORD, Nancy/ Tir aux pigeons

Christian Bourgois éd., 2013
trad. de l’anglais par Charlotte Motley

Londres, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Lady Sophia Garfield, aristocrate, rêve de devenir une belle espionne. Sophia exerce son sens patriotique dans les bureaux de l’hôpital Ste Anne, tout en conservant ses loisirs aristocratiques. Elle va ainsi régulièrement prendre le thé au Ritz, échafaude avec malice des plans pour séduire le fringant Rudolph Jocelyn et en éloigner sa rivale, la princesse Olga Gogothsky. Coincée entre son mari et son amant, cette Lady veut absolument mettre du piquant dans sa vie. Avec ce roman Nancy Mitford déploie un humour décalé et loufoque et parfois méchant, qu’elle distille savamment tout au long de cette histoire, qui accorde toute sa place aux développements politiques internationaux cruciaux de l’époque.

À lire également la biographie d’Annick Le Floc’hmoan : Ces extravagantes soeurs Mitford (voir chapitre "Biographie")

                                                                                                                                   

MONTARDRE, Hélène/Océania - Tome 1 : La prophétie des oiseaux

Rageot, 2007

 Ados à partir de 13 ans          

 Flavia, adolescente de 16 ans vit avec son grand-père dans l’ouest de la France, au bord de la mer. Celui-ci est l’un des derniers guetteurs d’oiseaux. L’observation des oiseaux dont le comportement change en fonction de l’évolution du climat leur indique les dangers qui guettent la planète. Le danger n’est pas loin car la mer grignote inexorablement le rivage et on assiste à une montée des eaux dans toute l’Europe qui engendre un déplacement des populations. Le grand-père de Flavia veut que celle-ci gagne les Etats-Unis qui protègent leurs rivages grâce à la construction d’une immense digue. Grâce à un jeu télévisé, celle-ci si elle gagne aura un billet pour gagner les Etats-Unis. Elle refuse de toutes ses forces mais son grand-père l’exige… Flavia émigrera aux Etats-Unis après moult aventures. Elle commence une nouvelle vie, fera des rencontres décisives, découvrira un pays qui se referme sur lui-même et traquet les « sans-papier », mais elle ira également à la rencontre de sa propre histoire familiale… Roman initiatique par excellence, cette histoire se laisse lire aisément, parlant d’un sujet brûlant : l’environnement, le changement climatique qui font résonnance dans notre monde réel.  3 autres tomes pour découvrir la suite des aventures de Flavia : t.2.Horizon blanc, t.3 Sur les ailes du vent, t.4 Le Murmure des étoiles.

MOORE, Edward Kelsey/ Les Suprêmes

Actes Sud, 2014 - trad. par Cloé Tralci avec la collaboration d’Emmanuelle et de Philippe Aronson

Elles se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont plus jamais quittées : tout le monde les appelle « les Suprêmes », en hommage au célèbre groupe des années 1970. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles « quinquas » afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont fait d’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles élaborent leurs stratégies de survie et se gavent de poulet frit. Rendez-vous avec vos futures meilleures amies…

MORPURGO, Michael/ Le Roi de la forêt des brumes

Gallimard jeunesse, 2002 (1ère éd. 1992) trad. de l’anglais par Patrick Gador

Ashley Anderson vit en Chine où son père a fondé une mission et un hôpital. Mais la guerre entre la Chine et le Japon fait rage, et le jeune garçon doit fuir. Avec Oncle Sung, un moine tibétain, il entreprend un long et périlleux voyage qui le mène au Tibet.

Lorsqu'il se retrouve seul, perdu dans les neiges de l'Himalaya, Ashley va être recueilli par des êtres de légende, les mystérieux yétis.

Très beau roman entre réel et imaginaire ainsi que fantastique. Morpurgo sait magnifiquement dépeindre les sentiments des jeunes héros (plus enfant mais pas encore adulte) à l’heure des questionnements ou de la solitude qui les étreint. Je dirais que Michael Morpurgo est l’auteur de romans souvent initiatiques. L’intensité de l’histoire est renforcée par les fines illustrations de François Place, grand aquarelliste.

Seul sur la mer immense

Gallimard jeunesse, 2008, trad. de l’anglais par Diane Ménard

 Après guerre, en 1947, Arthur, orphelin de guerre, est envoyé comme des milliers d’autres enfants anglais en Australie. Seul souvenir de sa vie d’avant, une petite clef que sa sœur Kitty lui a remise quand ils ont été séparés. Rude vie pour le jeune Arthur qui est placé dans une ferme et maltraité d’où il réussira à s’échapper avec son ami Marty. Après bien des épreuves, il trouvera le bonheur avec sa femme et sa fille Allie. Roman à deux voix, Arthur le père, Allie, sa fille. Le père transmettra à sa fille l’amour de la mer et des bateaux. Celle-ci traversera les océans pour accomplir le vœu de son père : retrouver Kitty en Angleterre. Cette sœur a-t-elle existé réellement ? se demande Allie ; qu’importe elle franchira les mers, subira des tempêtes sans jamais renoncer. Roman initiatique et d’apprentissage très émouvant avec des personnages forts et une écriture toujours aussi belle avec des envolées lyriques. Pour ce roman Michael Morpurgo a reçu le prix 2008 des librairies indépendantes britanniques. J'ai toujours pensé qu'un bon livre destiné à la jeunesse pouvait intéresser les adultes. Pour bon lecteur à partir de 12 ans.

MULLER, Marie-Martine/ La Porte

Pocket, 2003

 

 Dans sa rude montagne pyrénéenne, entre Béarn et Pays basque, Barcus rêve d'une autre vie. En attendant, dans sa masure en pierres sèches, il contemple souvent sa magnifique porte d'entrée, œuvre massive d'un charpentier espagnol de passage, qui l'orna d'un cœur gravé dans le chêne. Un homme possédant une telle porte, pense-t-il, se doit de connaître tôt ou tard un grand destin. Justement, quand une jeune randonneuse venue de la ville lui en propose un prix inespéré, Barcus pense que son jour est enfin venu. Et de conclure avec la jeune fille un étrange marché...

Impressionnant dans sa narration sous forme de conte philosophique cruel, ce court roman nous entraîne dans une course effrénée sous le signe de l’orgueil qui ne veut pas dire son nom.

 

MUNRO, Alice/ Fugitives : nouvelles

Seuil, 2009 (Points) trad. de l’anglais (Canada) par Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso

Elles partent. Fuguent. S'enfuient. S'en vont voir ailleurs. Elles : des femmes comme les autres. Par usure ou par hasard, un beau matin, elles quittent le domicile familial (ou conjugal), sans se retourner. En huit nouvelles, Alice Munro met en scène ces vies bouleversées. Avec légèreté, avec férocité, elle traque les marques laissées sur les visages par le temps, les occasions perdues, les petits arrangements que l'on croyait provisoires. Depuis 1968, date de son premier recueil de nouvelles, Alice Munro excelle dans ce genre littéraire et ne l’a plus quitté, car dit-elle « Je n’avais pas le temps d’écrire un roman… ». Ces femmes dont elle raconte la vie au bord de la rupture sont tout simplement magnifiques. Mes deux nouvelles préférées de ce recueil : Silence – magnifiquement adaptée au cinéma cette année par Pedro Almodovar sous le titre Julietta - et Subterfuges. Elle a reçu le Prix Nobel de littérature en 2013.

MURATA, Kiyoko/ Le Chaudron

Actes sud, 2008 trad. du japonais par Anne-Yvonne Gouzard

Quatre cousins/cousines passent l’été chez leur grand-mère en l’absence de leurs parents partis veiller un grand oncle. C’est Tami, dix-sept ans, qui raconte cet été brûlant et orageux. Chacun vaque à ses occupations et Tami s’occupent des repas qu’elle confectionne dans le chaudron. La grand-mère – parfois un peu perdue et ayant la mémoire qui flanche - redessine l’arbre généalogique de la famille et des secrets apparaissent…Dans ce court roman il y a de la tristesse qui affleure mais aussi une joie de vivre, une sérénité, une langueur qui sont instillés par la description des paysages magnifiques, de la pluie soudaine qui tombe drue, la cueillette des légumes au potager et la préparation des repas par Tami…