RACHILDE/La tour d’amour

Mercure de France, réed. 2005

Deux gardiens de phare, Barnabas Mathurin et Jean Maleux. Ce dernier vient remplacer un précédent gardien, décédé dans des circonstances brumeuses.

Mathurin quant à lui, à perdu depuis longtemps toute humanité : ne se lave plus, ne change plus de linge, mange à même les boîtes de conserve et communique à peine avec le nouveau gardien… Deux gardiens, le phare et la mer ; cette mer n’est pas un simple décor pour les deux gardiens, elle est le sujet principal de ce récit.

Derrière le nom de Rachilde se cache Marguerite Emery née en 1860. Publié pour la 1ère fois en 1899, le roman connu une nouvelle popularité en 1901 à cause d’un fait divers horrible et selon les dires du Pr Antoine Ritti, médecin, prouvait que « la fiction du romancier semblait avoir prévu l’abominable réalité ».

REVERDY, Thomas B./ Les Evaporés

Flammarion, 2013

« Ici, lorsque quelqu’un disparaît, on dit simplement qu’il s’est évaporé », personne ne le recherche. Et c’est ce qui arrive à Kaze, père de Yukiko, il s’évapore. Partie aux Etats-Unis depuis plus d’une décennie, Yukiko demande à son ancien compagnon Richard – détective privé – de l’accompagner pour comprendre ce phénomène. Ce roman nous parle du Japon contemporain : Fukushima, les travailleurs pauvres, les Yakuzas… Ce récit nous parle aussi de l’extrême solitude des êtres, mais aussi d’amour : du désir et du chagrin amoureux. De la bien belle écriture où pointe la poésie.

ROY, Gabrielle/ Un bonheur d’occasion

Boréal, 2009
1ère parution 1945

L’histoire se déroule à Montréal, principalement dans le quartier ouvrier et défavorisé de Saint-Henri, entre février et mai 1940, au cours de la Seconde Guerre mondiale, alors que le Québec souffre encore des conséquences de la Grande Dépression.

Florentine Lacasse, une jeune femme de 19 ans qui aide ses parents à subsister en travaillant comme serveuse dans un restaurant et qui rêve d’une vie meilleure, se fait inviter au cinéma par un client, Jean Lévesque. Elle se laisse charmer, mais Jean Lévesque, ambitieux et jaloux de son indépendance affective, ne veut pas poursuivre la relation et lui présente un ami, Emmanuel Létourneau, un soldat en permission, qui tombe véritablement amoureux de Florentine. Or, Florentine ne peut faire sortir Jean de son cœur, et cette attirance invincible aura d’importantes conséquences sur sa vie. Parallèlement, l’histoire présente Rose-Anna et Azarius, les parents de Florentine, et leur vie de famille difficile en raison de leur pauvreté.

ROY, Lewis/ Pourquoi j’ai mangé mon père

Pocket, 2004
trad. par Rita Barisse et Vercors

 Vous n’avez pas trop le moral ? Vous ne savez quoi faire pour retrouver le sourire ? Alors plonger tête baissée dans ce roman jouissif ! Une famille préhistorique avec un père (génial inventeur), un fils (c’est lui qui raconte) qu’on prend pour l’idiot du village…et quelques femmes. Bref une famille ordinaire avec le parler banlieue qui découvre l’évolution, fait face aux conflits des générations, une famille normale quoi !

RUFIN, Jean-Christophe/ Le Collier rouge

Gallimard, 2014

La Grande Guerre vient de se terminer et nous sommes en été 1919. Un héros de la guerre décoré de la Légion d'Honneur est retenu prisonnier dans une caserne déserte d’une petite ville du Berry et attaché à un arbre, un chien aboie jour et nuit. Un jeune officier aristocratique, magistrat militaire est désigné pour pénétrer les circonstances du drame dont le chien est le principal protagoniste. Tout se passe sur le Front d’Orient, en Grèce, en Macédoine où chaque nation alliée pense à ses propres objectifs. Dans la confusion et le manque de directives claires, les troupes belligérantes imaginent un plan pour fraterniser, mais tout échoue. Qui en est la cause ? Au moment de rédiger le compte rendu, le juge militaire finit par vaciller et comprend l’idéal pacifiste du héros.

Texte humaniste et pacifiste, d’une écriture limpide, Jean-Christophe Rufin nous entraîne dans une histoire qui nous émeut.

ROSNAY, Tatiana de /Le voisin

Editions Héloïse d’Ormesson, 2010

Colombe Barou a une vie sans histoire, entre mari et enfants. Un travail à mi-temps comme « nègre » chez un éditeur. Sa vie bascule lorsqu’elle emménage dans un nouvel appartement.

Son voisin du dessus lui gâche ses nuits en envoyant des décibels dignes de grands concerts ! Sa vie devient un enfer (personne ne la croit) car le pire survient à chaque fois que son mari est absent. L’histoire monte crescendo jusqu’au trois-quarts du livre. Le lecteur ne peut s’empêcher d’échafauder une fin, mais quand celle-ci survient on est un peu déçu de cette fin assez attendue et un peu brouillonne ! Dommage ! Cela reste quand même un roman pour l’été.