Encre. Jeanne Gautier

Huile sur toile, Granville. Maryse Julien

Art Inuit, Pierre à savon

Sculpture (détail) Catherine Petit

"Florence"coll.privée Elisabeth Bonvalot

Peinture, Sculpture...

Femme à l'imper, huile sur toile, 2003
Louise Boulanger

MARKER, Sherry/ Norman Rockwell

PLM Editions, 1991

Norman Rockwell (1894-1978) est, de très loin, l'illustrateur le plus populaire qu'aient connu les États-Unis. Il collabore régulièrement – pendant près de soixante ans- au Saturday Evening Post, hebdomadaire pour lequel il réalise plusieurs centaines de couvertures, au Boy's Life, l'organe des scouts américains et, plus irrégulièrement, à Look et à Life, aujourd'hui disparu ; il a illustré également de nombreux ouvrages et exécuté des affiches. Son style se doit d’être fidèle à la réalité et le réalisme de ses illustrations - non dénuées d’humour - est proche de celui de la photographie . Les illustrations de Norman Rockwell annoncent l’hyperréalisme.  

 

« triple autoportrait » 308ème couverture du Saturday Evening Post du 13 février 1960

 

SAINT FRONT, Yves de/ Marin-Marie : Les mémoires en couleurs du marin qui aimait la mer

Editions Gallimard, 1990
Biographie par Marc Lefas. Propos recueillis par Sophie et Jean-Michel Thévenin

Cet album retraçe la vie de Marin-Marie de son vrai nom Marin Marie Paul Emmanuel Durand-Couppel de Saint Front né en 1901 (décédé en  1987). Vie très riche que celle de cet homme initié très jeune à la peinture par sa mère, Marie Lefas, aquarelliste, qui le laisse malheureusement orphelin à sa mort en 1912 lorsqu’il a 11 ans. Dès son plus jeune âge quand il se rend sur la grande île de Chausey, il apprend très vite les manœuvres d’un bateau. Il fait son service militaire comme volontaire sur le Pourquoi pas ? du Commandant Charcot en 1925 puis passe son diplôme de gabier avec succès. Le goût de la mer ne le quittera plus ainsi que la peinture qui sera sa principale activité. En 1933, il fait sa première traversée de l’Atlantique en solitaire et en 1935 sera nommé pour trois ans peintre officiel de la marine. En 1939-1940, affecté comme officier à bord du Strasbourg, il assiste au combat de Mers-el-Kébir dont il réalise un grand tableau. Cet album grand format contient de nombreuses reproductions de tableaux, de dessins, de croquis à la mine de plomb que nous découvrons de façon chronologique. Amoureux de la mer, des bateaux et de la peinture cet album devrait vous séduire comme il m’a séduit. Marin-Marie avait un talent fou pour reproduire les lumières, les couleurs et mouvements de la mer. 

SERC, Patrick / « Voyage au bout du Cotentin »

Impr. Caen Repro, 2013 (Les Carnets de Barre)

Les aquarelles et leurs tons dans les gris et ocre rappellent la couleur des ciels de tempêtes ! Le texte parle de corsaires, de lieux  - où l’on apprend que Port Racine est le plus petit port de France - et aussi de grands auteurs : Stevenson, Lagerlöf, Walter Scott. Tout cela mêlé aussi à ses souvenirs d'enfants... J'aime beaucoup aussi la notion de "carnet trouvé sur la plage..." on devine le long des pages l'écriture délavée par la mer...

Vingt-quatre pages délicieuses !

Vlaminck, un instinct fauve

Paris, Musée du Luxembourg .- Skira : sVo Art éd., 2008

Ce catalogue d’exposition présente les œuvres de Maurice de Vlaminck (1876-1958), peintre fauve entre 1900 et 1915. Pour faire vivre sa famille, il était violoniste dans un orchestre. Ce n'est qu'en 1908, que le marchand Vollard lui achetant toutes ses toiles, il peut s’adonner entièrement à la peinture. Il travailla au renouveau de la peinture au début du XXème siècle avec son ami et peintre André Derain. Ils travaillèrent beaucoup d’après les paysages de la vallée de la Seine en lumière naturelle. Contrairement à Derain qui séjourna de nombreuses fois dans le sud de la France, Vlaminck ne s’y rendit qu’une fois, faute de moyens financiers. « Quand je m’en retournai, je rapportai peu de chose. Tout m’y semblait étranger : paysages, gens et ciel. Si j’avais vécu là, sans doute aurais-je découvert ce qui m’avait échappé, tandis que, de l’arrivée au départ, je n’avais pu voir qu’en passant, en voyageur » (Portraits avant décès, 1943, p. 102). Vers 1908, il s’éloigne définitivement du fauvisme pour se tourner vers une période « cézanienne ». Dans ce catalogue on découvre aussi Vlaminck céramiste et collectionneur d’art africain. Il fut également romancier. Ne manquez pas d’admirer les « rouges » de ce peintre qui sont flamboyants ! Regarder des tableaux dans un livre c’est mieux que rien évidemment, mais la restitution des couleurs est toujours faussée ! Aller admirer les tableaux dans un musée c’est mieux quand on peut !