BRUCKNER, Pascal

C’est l’histoire d’un enfant à la santé fragile. Né après guerre dans une famille d’origine allemande, Pascal Bruckner est envoyé dans un village d’Autriche pour soigner ses poumons. Sous la neige, il prie chaque soir le Seigneur de provoquer la mort de son père « Mon Dieu, débarrassez-nous de lui, je vous en prie, je serai très sage ». Ce dernier, antisémite forcené et violent, règne par la séduction autant que par la peur…. L’intérêt de ce récit autobiographique, c’est que ce n’est pas un récit de haine envers ce père antisémite, glorifiant le nazisme et qui a martyrisé et humilié sa femme pendant 50 ans durant et n’était pas à proprement parler un père aimant. Au contraire, son père à son insu va le conduire à être son contre-modèle « Mon père m'a permis de penser mieux en pensant contre lui. » Récit toute en nuance d’une enfance, d’une jeunesse et d’une vie d’adulte empêtrée d’une filiation qu’on ne souhaite à personne. Mais Pascal Bruckner en « bon fils » a accompagné ce père dans sa vieillesse malgré un amour impossible. 

DAVID-NEEL, Alexandra/ Voyage d'une parisienne à Lhassa

Presses Pocket, 1982
1ère édition, 1927

1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet ! Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire ! Huit mois d'une vie rude et dangereuse – marchant la nuit - sous l'apparence d'une mendiante tibétaine, accompagnée de son fils adoptif, le lama Yongchen, elle pénètre au Tibet après plusieurs tentatives infructueuses.  À une époque où personne ne parle de "raid", et encore moins quand il s'agit d'une femme, c'est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l'auteur ! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu'elle porte sur la civilisation tibétaine.

DELBEE, Anne/ Une femme

Fayard, 1998

C'est grâce à ce livre, enfin réédité, que nous a été révélée la vie extraordinaire de Camille Claudel. Sœur aînée de l'écrivain Paul Claudel, Camille a connu, en tant que femme et en tant qu'artiste, un destin hors du commun. A la fin du siècle dernier, une jeune fille de dix-sept ans qui veut être sculpteur, c'est inconcevable, voire scandaleux. Or, Camille se lance dans l'aventure à corps perdu, avec l'enthousiasme et la farouche volonté qui la caractérisent. Jusqu'au jour de 1883 où elle rencontre Auguste Rodin. Le Maître accepte de la prendre comme élève ; bientôt il deviendra son amant. Suivent quinze années d'une liaison passionnée et orageuse d'où Camille sortira épuisée et vaincue... Elle mourra en 1943 à l'asile de Montdevergues, près d'Avignon, après un terrible internement qui aura duré trente ans, laissant au jugement de la postérité une œuvre considérable, d'une rare puissance et d'une originalité visionnaire. En 1981, Anne Delbée metteur en scène, montera la pièce Une femme, Camille Claudel au Théâtre du Rond-Point. En 1986, elle interprétera en tant que comédienne le rôle de Camille Claudel au Théâtre Fontaine. En 1988, Isabelle Adjani endossera le rôle de Camille Claudel et Gérard Depardieu celui de Rodin dans le film de Bruno Nuytten.

DUPEREY, Anny/ Le voile noir

Seuil, 1992

« J’avais pensé, logiquement, dédier ces pages à la mémoire de mes parents ? de mon père, surtout, l’auteur de la plupart des photos, qui sont la base et la raison d’être de ce livre.

Curieusement, je n’en ai pas envie. Leur dédier ce livre me semble une coquetterie inutile et fausse. Je n’ai jamais déposé une fleur sur leur tombe, ni même remis les pieds dans le cimetière où ils sont enterrés. Sans doute parce qu’obscurément je leur en veux d’avoir disparu si jeunes, si beaux, sans l’excuse de la maladie, sans même l’avoir voulu, quasiment par inadvertance. C’est impardonnable. » Anny Duperey.

Toute de douleur contenue, Anny Duperey nous raconte son histoire, comment à 8 ans, elle s’est retrouvée orpheline de ses deux parents, recueillie par une tante avec sa jeune sœur qui n’était qu’un bébé. Témoignage émouvant d'une femme que l'on connaissait en tant que comédienne et qui se révèle une belle plume. Le texte est accompagné par des photographies de Lucien Legras, son père, photographe de talent. 

Je vous écris...

Seuil, 1993

Après la parution du "Voile noir", Anny Duperey a reçu de très nombreuses lettres de lecteurs. Elle les publie dans ce livre et y répond.

ERNAUX, Annie/ La Place

Gallimard, 1983

«Enfant, quand je m'efforçais de m'exprimer dans un langage châtié, j'avais l'impression de me jeter dans le vide. Une de mes frayeurs imaginaires, avoir un père instituteur qui m'aurait obligée à bien parler sans arrêt en détachant les mots. On parlait avec toute la bouche. Puisque la maîtresse me "reprenait", plus tard j'ai voulu reprendre mon père, lui annoncer que "se parterrer" ou "quart moins d'onze heures" n'existaient pas. Il est entré dans une violente colère. Une autre fois : "Comment voulez-vous que je ne me fasse pas reprendre, si vous parlez mal tout le temps !" Je pleurais. Il était malheureux. Tout ce qui touche au langage est dans mon souvenir motif de rancœur et de chicanes douloureuses, bien plus que l'argent.»

4ème livre de l’auteur. Annie Ernaux écrit de la fiction, puis renonce pour s’attacher à l’autobiographie ou l’autofiction (même si elle n’est pas tout à fait d’accord avec cette appellation), son écriture étant marquée par la présence du « Je ». Elle dit « J’écris la vie ».

L'évènement

Gallimard, 2001

« Depuis des années, je tourne autour de cet événement de ma vie. Lire dans un roman le récit d’un avortement me plonge dans un saisissement sans images ni pensées, comme si les mots se changeaient instantanément en sensation violente. De la même façon, entendre par hasard La JavanaiseJ’ai la mémoire qui flanche, n’importe quelle chanson qui m’a accompagnée durant cette période, me bouleverse. » Annie Ernaux. Texte d’une rare intensité – l’auteur ne nous épargne rien de son avortement – il sonne juste et émeut.

FLEM, Lydia/ Comment j'ai vidé la maison de mes parents

Seuil, 2004

L’héritage n’est pas un cadeau. Comment recevoir des choses que l’on ne vous a pas données ? Comment vider la maison de ses parents sans liquider leur passé, le nôtre ?

Un livre tout en nuances et profondeur pour nous parler de la filiation, de la mémoire et la douleur accompagnatrice et lancinante de la perte de nos parents.

GARCIN, Jérôme/ Olivier

Gallimard, 2011

« Je viens d’avoir cinquante-trois ans ; nous venons d’avoir cinquante-trois ans. Je n’aime pas ce rituel. Il réveille une douleur que le temps a fini par discipliner, mais qu’il n’a jamais réussi à effacer ». Tout est dit dans cette première phrase qu’écrit Jérôme Garcin, elle dit le « manque » de ce frère jumeau fauché et tué par une voiture – qui ne s’est pas arrêtée – à la veille de ses six ans qu’il n’atteindra jamais. Ce récit est un monologue à son frère 0livier, son double. Il remonte le fil de ses souvenirs et dit qu’Olivier est en lui, qu’il grandit en lui. C’est un livre de deuil jamais fini qui dit la culpabilité du survivant. Il parle également de grands textes littéraires et de leurs auteurs qui, dès l’adolescence le nourriraient. Peut-on être jumeau sans jumeau ? Jérôme Garcin s’interroge sur la gémellité et ses mystères. Jérôme Garcin nous livre un beau texte intimiste sur l’impossible deuil et sur la vie qui continue malgré tout.

HARDY, Françoise/ Le Désespoir des singes

Laffont, 2008

Auteur/compositeur interprète, une des « vedettes » de la période yéyé, Françoise Hardy est une personne singulière que rien ne prédestinait à la célébrité. Dans ce livre elle nous raconte son enfance en vase clos, les amours de sa vie : Jean-Marie Périer, Jacques Dutronc et bien sûr son fils Thomas. Elle évoque évidemment ses chansons, ses collaborations et ses rencontres artistiques comme Mireille qui la fit participer à son « Petit conservatoire » et bien d’autres (Dali, Dylan, Modiano, Gainsbourg…). Elle se livre sans détours, avec sincérité dans la joie comme dans la peine.

HUBBELL, Sue/ Une année à la campagne

trad. de l'anglais (États-Unis) par Janine Hérisson ; préface de J. M. G. Le Clézio .- Gallimard, 1988 (Folio)

Un jour, Sue Hubbell, biologiste de formation, ayant travaillé comme bibliothécaire, lasse de vivre en marge de la société de consommation de l'Est américain, décide de changer de vie. Avec son mari, elle part à la recherche d'un endroit où ils pourraient vivre loin des villes, suivant l'exemple du poète Thoreau. Après avoir cherché, ils trouvent cette ferme dans les monts Ozark, au sud-est du Missouri, et, ne connaissant rien à l'agriculture ni à l'élevage, ils décident de créer une «ferme d'abeilles». Alors commence pour Sue Hubbell une aventure dont elle n'imagine pas les conséquences. Les saisons, les années passent, maintenant dans la solitude car son mari l'a quittée, et cette femme qui n'avait de la nature qu'une connaissance théorique découvre lentement l'immensité de l'univers qu'elle s'est choisi : sur ces quelques hectares de collines où, depuis la disparition des Indiens Osages, aucun être humain ne s'est vraiment arrêté, la vie a établi ses lois et ses règles, tissant un réseau de dépendances entre tous les habitants : les plantes, les insectes, les araignées, les serpents, les oiseaux, les mammifères, et même les parasites et les bactéries. L'entrée dans ce monde n'est pas simple. Pour Sue Hubbell, c'est un véritable bouleversement. Elle qui croyait tout savoir de la vie animale découvre sur ces arpents de terre que la vie naturelle est un bien meilleur professeur, parce qu'elle ne donne pas la même réponse à toutes les questions, et qu'elle laisse le savoir germer et mûrir comme tout ce qui est vivant et vrai. J.M.G. Le Clézio

C’est un livre qui m’avait beaucoup marqué à l’époque de ma lecture. Il apporte une sorte d’apaisement des sens. On accompagne la narratrice dans son cheminement d’apprentissage de la vie à la campagne ainsi que la découverte de cette nature si foisonnante si on sait la regarder de plus près. Il devrait intéresser tous les défenseurs d’abeilles car pour l’heure comme chacun le sait les abeilles sont en danger d’extinction !

JULIET, Charles/ Lambeaux

Gallimard, 2011 (Folio) 1ère éd. P.O.L 1995

Lambeaux marque un tournant essentiel dans l'écriture de Charles Juliet. Il le libère et le fera ensuite passer de la poésie à des journaux et à la fiction. L'auteur y vide pour la première fois sa mémoire, dénoue le nœud de son malaise et l'origine de son écriture : la mort de sa mère alors qu'il n'a que quelques mois. Par des phrases lentes, granitiques, il accède aux racines tranchées, extirpe sa mère du rien en lui donnant la parole. La deuxième partie dit l'autre mère. Celle qui l'a recueilli. La "toute-donnée" qui ne se plaint pas et parle peu. Charles Juliet lui prête également ses mots. Il fouille, met à jour la pensée de cette femme, ce "chef-d’œuvre d'humanité" qui l'a sauvé de la folie ou du suicide. Deux chapitres très émouvants qui mettent en lumière la mère biologique que l’auteur n’a pas connue et qui retrace sa courte et terrible vie et le chapitre deuxième raconte son « adoption » par cette autre mère qui l’a élevé et aimé comme son propre fils. Malgré la gravité du récit, pointe une écriture poétique. Une très belle écriture assurément. 

KAUFFMANN, Jean-Paul/ L'arche des Kerguelen

La Table Ronde, 2002

« Aux Kerguelen, archipel français perdu des mers australes, il y a beaucoup de messages abandonnés dans des bouteilles mais nul ne les a retrouvés. Depuis quarante ans, je me prépare à ce voyage. J’irai à Port-Christmas pour découvrir l’arche des Kerguelen. Cette voûte de cent trois mètres de hauteur, qui stupéfia tant de navigateurs, évoque l’entrée d’une crypte. Le sens caché de cette France australe longtemps maudite s’y trouve peut-être dissimulé. Ces îles dites de la Désolation, où règne le vent, passent pour être le point le plus isolé du globe. La solitude y est extrême, rompue seulement par des troupeaux de moutons, des régiments de chats sauvages, des lapins cachés dans les prairies profondes. On retrouve des tombes partout. Ce que j’entreprends n’est pas un voyage initiatique. Il n’y a pas de Graal à découvrir dans ce district mystérieux que le chevalier de Kerguelen, emprisonné après avoir découvert ces îles en 1772, appelait le "troisième monde". » Jean-Paul Kauffmann.

Rappelons que, otage pendant trois ans au Liban, entre 1985 et 1988, le journaliste avait raconté comment il avait dû sa survie à deux livres que lui avaient donnés ses geôliers : la Bible et le T2 de Guerre et Paix de Tolstoï

KRAKAUER, Jon/ Into the wild = Voyage au bout de la solitude : récit

Presses de la cité, 2008
trad. de l’anglais (Etats-Unis) par
Christian Molinier

Le magazine Outside pour lequel Jon Krakauer travaille lui demande un article sur un jeune homme de bonne famille, âgé de 24 ans, retrouvé mort dans un bus abandonné en Alaska.

Ce jeune homme s’appelait Chris McCandless et après de bonnes études aurait dû devenir un américain sans histoire. Ses études terminées, il donne ses économies, prend la route à travers les États-Unis au début de l’été 1990 sans donner de nouvelles à sa famille. Il vit de petits boulots en attendant de pouvoir faire son grand périple en Alaska. L’auteur s’attache au personnage de Chris qui se fera appeler Alex (pour brouiller les pistes ?) et mène une véritable enquête pour comprendre cette odyssée tragique : rencontres et interviews de ceux qui ont croisé sa route, narration en parallèle de parcours dramatiques vécus par d’autres personnages en quête d’absolu (dans sa jeunesse, lui-même a failli mourir et il se raconte), rencontre enfin avec la famille de Chris McCandless. Ce récit sans pathos nous raconte comment un jeune homme d’aujourd’hui s’insurgeait face au conformisme sociétal de son pays et voulait vivre en communion avec la nature. Son rêve s’est brisé, sa vie s’est envolée à cause de la malnutrition en août 1992. Sur la page non imprimée d’un livre, il écrivit ce dernier et bref message « J’ai eu une vie heureuse et en remercie le Seigneur. Adieu, et que Dieu vous bénisse tous ! »

LE FLOC'HMOAN, Annick/ Ces extravagantes soeurs Mitford

J'ai lu, 2009

Annick Le Floc’hmoan nous fait découvrir les six sœurs Mitford, issues d’une famille résolument victorienne de l’aristocratie anglaise. L’aînée, Nancy, écrivain reconnu à la plume ironique et parfois cruelle. Amoureuse de la France et de Gaston Palewski, gaulliste historique et grand séducteur, elle quitte son pays pour le suivre à Paris. Puis Unity et Diana, un destin plus douloureux. Fascinée par l’Allemagne nazie, Unity devient une proche amie de Hitler. À la déclaration de la guerre, elle se tire une balle dans la tête. Quant à la belle Diana, elle épouse le chef des fascistes anglais, Sir Oswald Mosley, et passe trois années en prison. Jessica, l’avant-dernière des sœurs Mitford, s’enthousiasme pour la république espagnole, émigre aux États-Unis, adhère au parti communiste américain et devient, à quarante ans, une journaliste réputée. Seules Pamela et Déborah suivront la voie souhaitée par leurs parents : beaux mariages, courses à Ascot et jardins luxuriants. Après deux ans d’enquête et de découvertes surprenantes, l’auteur nous propose une biographie richement documentée. Conservatisme, opposition à l’ordre établi, flirt avec les extrêmes, amours contrariées et tragédies scandent l’incroyable destin de " ces extravagantes sœurs Mitford ", emblèmes d’un XXe siècle tourmenté. Saga familiale passionnante.

ROSNAY, Tatiana de/ Manerley Forever

Albin Michel : Héloïse d’Ormesson, 2015

« J’ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley. » C’est par cette phrase que commence Rebecca, le roman de Daphné du Maurier porté à l’écran par Alfred Hitchcock. Depuis l’âge de douze ans, Tatiana de Rosnay, passionnée par la célèbre romancière anglaise, fait de Daphné du Maurier un véritable personnage de roman. Loin d’avoir la vie lisse d’une mère de famille, qu’elle adorait pourtant, elle fut une femme secrète dont l’œuvre torturée reflétait les tourments. Retrouvant l’écriture ardente qui fit le succès d’ Elle s’appelait Sarah, vendu à plus de neuf millions d’exemplaires à travers le monde, Tatiana de Rosnay met ses pas dans ceux de Daphné du Maurier le long des côtes escarpées de Cornouailles, s’aventure dans ses vieux manoirs chargés d’histoire qu’elle aimait tant, partage ses moments de tristesse, ses coups de cœur, ses amours secrètes. Le livre refermé, le lecteur reste ébloui par le portrait de cette femme libre, bien certaine que le bonheur n’est pas un objet à posséder mais un état d’âme.

Tatiana de Rosnay nous donne à lire une biographie qui se lit comme un roman. D’ailleurs, Daphné du Maurier nous apparaît comme une vraie héroïne de roman. La qualité de cette biographie tient à ce que l’auteur nous montre une Daphné au caractère bien trempé, une femme libre n’acceptant pas le compromis. L’auteur nous dévoile entre autres que Daphné du Maurier était bisexuelle d’où, peut-être le regret de n’être pas née garçon. Dès son enfance, elle s’inventa une double personnalité sous le nom d’Éric Avon. Piètre mère de famille tout au moins pendant la petite enfance de ses enfants – rien ne comptait plus que l’écriture – les contingences familiales, elle les laissait aux autres. En 1925, à 17 ans, Daphné veut aller étudier en France et mettre ses pas dans ceux de son grand-père Georges Du Maurier, alias Kiki. Elle devient pensionnaire à Meudon. Elle se fait difficilement à cette nouvelle vie : le rudiment de la chambre, le froid, les obligations de faire son lit, alors qu’elle ne l’a jamais fait de sa vie ! Cela l’insupporte tant qu’elle charme et amadoue une élève plus jeune dans la chambre voisine pour faire son lit chaque matin, en toute discrétion bien sûr ! Le bras droit de la directrice Melle Fernande Yvon, la trentaine, deviendra son premier amour qui se transformera en une solide amitié.